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Une société fiduciaire à Genève peut prendre en charge la comptabilité, la TVA, la fiscalité, les salaires ou certaines démarches liées à la création d’entreprise. Le mandat n’a pas besoin de couvrir tous ces domaines : une petite société peut, par exemple, garder sa facturation en interne et déléguer les rapprochements bancaires et le bouclement annuel.
Imaginons une entreprise de rénovation qui vient d’engager son premier salarié. Son dirigeant doit suivre les factures et les dépenses, mais aussi gérer les affiliations sociales et les retenues sur salaire. Un périmètre écrit dès le départ évite que des tâches importantes restent sans responsable.
La comptabilité pour entreprises comprend généralement la saisie des pièces, le rapprochement des comptes bancaires et la préparation des comptes annuels. Selon les besoins, le cabinet peut aussi établir les décomptes de TVA et préparer les déclarations fiscales de la société ou de ses associés.
Avant de signer, le dirigeant doit préciser les tâches qu’il conserve : émission des factures, transmission des justificatifs ou validation des paiements. Une fiduciaire peut difficilement tenir un calendrier fiable si elle reçoit les documents tardivement ou dans des formats dispersés.
Prestations à répartir clairement :
La gestion des salaires ne se limite pas au calcul mensuel des rémunérations. Elle peut inclure les affiliations, les déclarations sociales et, pour certains employés, la retenue de l’impôt à la source, dont le barème dépend de la situation concernée.
À Genève, la présence de salariés domiciliés en France est fréquente dans de nombreux secteurs. L’employeur doit transmettre des informations exactes et appliquer les règles correspondant à chaque situation ; une fiduciaire habituée aux dossiers transfrontaliers peut aider à sécuriser cette organisation.
Une fois les responsabilités définies, les seuils légaux aident à déterminer les obligations de l’entreprise. En Suisse, plusieurs règles reposent sur des montants ou des critères précis ; la fiduciaire peut suivre leur évolution et signaler quand un changement de régime devient nécessaire.
Le seuil usuel d’assujettissement obligatoire à la TVA est de 100 000 francs de chiffre d’affaires déterminant. Le chiffre d’affaires réalisé à l’étranger peut entrer dans l’évaluation du seuil, même si les prestations concernées ne sont pas imposées en Suisse de la même manière.
Pour la comptabilité, une entreprise individuelle ou une société de personnes dont le chiffre d’affaires annuel reste sous 500 000 francs peut, sous conditions, tenir une comptabilité simplifiée. Au-delà, la comptabilité en partie double s’impose. Le seuil d’entrée à la prévoyance professionnelle est également à vérifier chaque année : la référence fournie pour 2026 est de 22 680 francs de salaire annuel.
Repères réglementaires à examiner :
Ces repères ne remplacent pas l’examen du statut juridique et de la situation réelle de l’entreprise. En cas de dépassement, le moment d’application peut dépendre des règles propres au régime concerné : mieux vaut demander une vérification avant de modifier ses procédures.
Le canton de Genève applique une imposition du bénéfice des sociétés présentée autour de 14 %, impôt fédéral direct compris, selon les paramètres retenus. Ce taux indicatif ne suffit pas à calculer la charge d’une entreprise : sa situation fiscale et sa commune d’implantation peuvent modifier le résultat.
La taxe professionnelle communale constitue une particularité à intégrer au budget genevois. Son calcul peut prendre en compte différents éléments, notamment l’activité et les locaux professionnels ; les modalités varient selon la commune. Une entreprise qui envisage une domiciliation d’entreprise à Genève devrait donc vérifier les règles applicables à l’adresse choisie.
Les obligations clarifiées, le budget devient plus facile à comparer. Les coûts des services fiduciaires dépendent notamment du nombre de pièces, de la présence de salariés, du régime TVA et de l’état des comptes au moment où le cabinet reprend le dossier.
Les montants ci-dessous sont des repères indicatifs pour une année complète, et non des tarifs garantis. Une reprise de comptes en retard ou des déclarations manquantes peuvent entraîner des honoraires distincts du forfait courant.
| Profil | Prestations courantes | Budget annuel indicatif |
|---|---|---|
| Indépendant | Comptabilité simple, peu de justificatifs | 1 500 à 3 500 francs |
| Sàrl avec quelques salariés | TVA, salaires et bouclement | 4 000 à 9 000 francs |
| PME d’une dizaine de personnes | Suivi comptable et révision | 10 000 à 20 000 francs |
| Mandat horaire | Conseil ou intervention ponctuelle | Environ 150 à 300 francs l’heure |
Un forfait mensuel facilite la prévision de trésorerie, mais son intitulé ne dit pas tout. Il faut demander si les appels, les situations intermédiaires, les déclarations fiscales annuelles et les réponses à une taxation sont compris ou facturés séparément.
Avant d’accepter une offre, le dirigeant peut demander une estimation après transmission des derniers comptes et décomptes TVA. Cette étape révèle les éventuels retards et réduit le risque d’un forfait révisé après le début du mandat.
Éléments à faire préciser dans le devis :
Une vidéo pédagogique sur la comptabilité suisse peut compléter ces repères, mais le devis doit toujours correspondre à la situation concrète de l’entreprise. Pour comparer deux offres, vérifiez surtout le périmètre, les délais annoncés et la personne qui suivra effectivement le dossier.
À budget comparable, la qualité du suivi peut peser davantage que la taille du cabinet ou l’apparence de son offre. Pour choisir une fiduciaire, le dirigeant devrait savoir qui répondra à ses questions, combien de dossiers sont suivis par collaborateur et comment les échéances sont organisées.
Le terme « fiduciaire » ne suffit pas à établir les qualifications d’un cabinet. Il est prudent de vérifier les titres professionnels annoncés, l’inscription éventuelle comme réviseur agréé lorsque la mission l’exige, ainsi que l’expérience dans le secteur de l’entreprise.
Un artisan qui embauche son premier salarié n’a pas les mêmes besoins qu’une société avec plusieurs filiales ou des associés à l’étranger. Le premier peut privilégier la proximité et la paie ; la seconde aura davantage besoin de compétences en fiscalité internationale, en domiciliation ou en organisation de groupe.
Questions à poser avant la signature :
La charge administrative se concentre souvent autour des salaires, des décomptes périodiques et du bouclement. Un changement de fiduciaire juste après la clôture est généralement plus simple à organiser qu’un transfert au milieu d’une échéance importante.
Pour reprendre un dossier, il faut notamment rassembler les balances, les détails des comptes de bilan, les justificatifs de l’exercice en cours et les accès nécessaires aux portails administratifs. Le contrat précédent précise les modalités de résiliation ; mieux vaut les relire avant d’annoncer le transfert.
| Moment de l’année | Travaux à anticiper | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Début d’année | Documents de salaires et déclarations liées | Transmission complète des données du personnel |
| Selon la périodicité TVA | Préparation et remise des décomptes | Respect du calendrier applicable à l’entreprise |
| Après la clôture | Bouclement et préparation des comptes annuels | Disponibilité des justificatifs et inventaires |
| Lors d’un transfert | Remise des balances, accès et pièces comptables | Éviter une reprise juste avant une échéance majeure |
Un second support vidéo consacré au choix d’un cabinet peut aider à préparer les échanges, à condition de confronter ses conseils au mandat proposé et aux obligations propres à l’entreprise.